Dans la lettre de cadrage, il y est indiqué la nécessité de poursuivre la réforme fiscale, à travers la concrétisation des recommandations issues des Assises nationales de 2013 : élargissement de l’assiette, intégration de l’informel dans le secteur organisé, diminution des dépenses fiscales, refonte de la taxe sur la valeur ajoutée avec en particulier l’institution de deux taux, lutte contre la fraude fiscale, entre autres. La lettre de cadrage ne fixe cependant pas un calendrier précis pour ces réformes, ce qui semble indiquer qu’il s’agit là d’un processus au long cours.
Et il ne peut pas en être autrement, sachant que la réforme de la fiscalité est sur le tapis depuis de très nombreuses années déjà. C’est en effet une réforme difficile non pas tant sur le plan technique, mais surtout en raison de ses impacts socio-économiques.
Rétablissement progressif des équilibres macroéconomiques
Dans tous les cas, le souci affiché de rétablir les équilibres macroéconomiques impose d’agir à la fois sur les dépenses et sur les recettes, et c’est ce qui se dégage du contenu de la lettre de cadrage du chef du gouvernement.
Il y a néanmoins une impression dominante que, dans un cas comme dans l’autre, c’est surtout par la baisse des dépenses que l’on espère réduire le niveau du déficit et, par la suite, de l’endettement. Autrement dit, même l’action sur les recettes semble s’apparenter, pour ne pas dire se limiter, à la réduction des dépenses, fiscales en l’occurrence. Plus clairement, et sauf erreur, le projet de Loi de finances 2015 ne devrait pas comporter de nouvelles impositions, de nouvelles taxes que supporteraient par exemple ceux qui ont les moyens de payer plus ou qui frapperaient des produits ou services jugés superfétatoires. Il faut dire cependant que sur ce point, la doctrine de ce gouvernement, en particulier du parti majoritaire qui le compose, le PJD, est à peu près connue : «Trop d’impôt tue l’impôt».

Source. La Vie éco

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